Le souvenir Français

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le souvenir Français

Le souvenir français est une association mémorielle créée en 1887 qui a pour objet : de conserver la mémoire des Français et étrangers morts pour la France, notamment en entretenant leurs tombes et en sauve- gardant les monuments, stèles et plaques commémoratives de fédérer le plus grand nombre de français en organisant ou en participant aux cérémonies, de transmettre l’Histoire de la France aux jeunes générations au moyen des outils les Plus variés (voyages scolaires, expositions, rencontres intergénérationnelles, colloques, publications,etc.)
Chaque année à la Toussaint, en 2015 du 29 octobre au 1er novembre) les adhérents du souvenir français rencontrent les Français et sollicitent leurs aides financières.
Cette collecte- qui s’inscrit dans la tradition commémorative du 1er novembre-a pour objectif de permettre au souvenir français d’entretenir les sépultures des morts pour la France.

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Fleurissement des 9 tombes des morts pour la France Cimetière de Lyons Le 1er novembre 2015
La quête organisée chaque année a pour socle la loi « relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre ».
Cette loi -publiée au journal officiel du 26 octobre 1919-prévoyait que : « tous les ans, le 1er ou le 2 novembre une cérémo- nie sera consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des héros morts pour la patrie. Elle sera organisée par la municipalité avec le concours des autorités civiles et militaires ».
Si de nombreuses communes continuent à organiser les cérémonies prévues, cette journée commémorative a pâti du dévelop- pement des cérémonies du 11 novembre créées en 1922.
Au lendemain de la Première Guerre mon- diale, un peu plus de 200.000 soldats- morts pour la France-ont été restitués aux familles qui les réclamaient (contre 700.000 qui ont été inhumés dans les nécropoles nationales). Ces corps sont généralement placés dans les tombes familiales.
100 ans après, nombre de ces tombes sont entrées en déshérence. Plus de 25 % d’entre elles ont d’ores et déjà été suppri- mées par les communes.
Afin de sauver ces tombes qui constituent de véritables lieux de souvenirs, le souve- nir français a lancé une vaste campagne de reconstruction qui se concrétise soit par la création de tombes de regroupement, soit par la rénovation in situ de la tombe.
Depuis l’origine de cette politique, plusieurs centaines de tombes de regroupement ont été créées et plus d’un millier de tombes in situ ont été rénovées. Ces opérations ont un coût particulièrement important.
Serge barcellini
Contrôleur général des armées, président général du souvenir français.
Depuis l’assemblée d’information du 7 fé- vrier 2015, nous avons des correspondants dans plusieurs communes :
Jean-Marc Mouquet pour Beauficel, Pascal
Dutac pour les Hogues, Henri Rangée pour

Lorleau, Jean Bénard pour Touffreville, Chantal Martinez pour Perriers, Françoise Ratel pour Lyons et Rosay.
Le recensement des tombes des morts pour la France inhumés dans nos cime- tières a été effectué à Lyons (9 tombes), à Rosay (3 à 5 tombes), à Lorleau (pas de tombe identifiée), à Touffreville (2 tombes), à Lisors (9 tombes dont 8 seront regroupées), à Letteguives (1 tombe fran- çaise et 1 tombe anglaise).
Le recensement est en cours à Ecouis où il y aurait aussi la tombe d’un soldat anglais. Les travaux au cimetière de Lisors sont prévus dans l’enveloppe souvenir français
2015 ainsi que la restauration du monu- ment aux morts de Beauficel (inauguration le 11 novembre 2015).
Sont en projet les restaurations des mo- numents aux morts de Bourg-Beaudoin, Ecouis et Letteguives ainsi qu’une tombe de regroupement ou des restaurations in situ au cimetière de Charleval.
Nous remercions René Bouchard pour ses renseignements concernant le cimetière de Lyons et Willy Hebert qui fleurit réguliè- rement les 3 stèles en hommage aux avia- teurs alliés (Villenaise, Maisons Blanches, Touffreville)
Nous remercions les maires des com- munes qui nous ont accordé une subven- tion pour l’exercice 2015 ainsi que tous les adhérents(es) qui nous ont renouvelé leur confiance. Prochaine assemblée générale en janvier 2016.
Jacques dos Santos, Président
Alex Brzeski, Secrétaire
André Olivier, Trésorier
Françoise Ratel, Correspondante pour
Lyons

Récit des évènements des 22 et 23 août 1944
Au mois d’Août 1944, les troupes allemandes sont partout en retraite. L’aviation alliée mitraille tout ce qui bouge sur les grands axes tels les routes nationales. C’est ainsi que des groupes préfèrent circuler sous couvert en prenant constam- ment les chemins forestiers, celui de LISORS à LILLY passant ainsi devant Mortemer.

Le groupe ORA du sud du canton de Lyons la Forêt agissait dans le cadre du plan Tortue afin de retarder les déplacements ennemis et créer un climat permanent d’insécurité.

Un test de mobilisation est demandé, les sizaines de Rosay sur Lieure, Touffreville et Lisors se sont rassemblées sous la responsabilité de leur chef de section BAL- MINO à Mortemer pour prendre les décisions nécessaires en cas d’arrivée de troupes allemandes.

Le 22 Août une première embuscade a eu lieu près de la Fontaine Sainte Cathe- rine, ils s’attaquent à une petite unité de la Werhmarcht qui se repliait mais celle-ci a pu s’enfuir alertée par l’enrayage un peu trop bruyante d’une mitraillette Stenn servie par l’officier canadien NIXON venu se joindre au groupe qui était réfugié chez Huguette VERHAGUE.

Le lendemain matin vers 6 heures une nouvelle opération est prévue près des sources du Fouillebroc avec Jean BALMINO, Albert DELACOUR, Robert POHU, Charles ROULLAND, André TELLIER mais voyant une troupe trop importante, ils décident de rentrer au camp prévu rejoindre les autres installés en forêt en se dis- persant. Jean BALMINO en s’enfuyant se trouve face à face avec un sous-officier allemand qui le fait prisonnier.

Entre temps les allemands ont procédé avec une compagnie renforcée de chars à un encerclement du secteur de Mortemer. Ils passent à l’attaque à l’aube, les résistants qui se retiraient tombent dans la souricière. 5 résistants Emile SCHMITT, jean VALLAT et Guy LEON de Lisors, Achille SAQUEPEE de Touffreville, Jean BEL- LIARD de Bonneuil sur Marne sont torturés et fusillés le 24 Août 1944. Leurs corps ont été retrouvés au fond d’une fosse entassés les uns sur les autres ici à l’empla- cement de cette croix en bois ; 2 autres Gilbert OUVRY de Lisors et Henri PETAS de Touffreville arrêtés quelques heures après subiront le même sort. Les corps ne seront retrouvés qu’un mois après au lieu-dit du Bois Préaux à Lisors.

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René LOUCOPOLOS de Lisors qui s’était évadé en sautant du camion fut repris au lieu-dit les sapins au Cloisel torturé et fusillé le 25 Août 1944. Quant à Jean BALMINO et André BEAUCLE de Touffreville, André DERLY de Lisors considérés comme étant les chefs de la résistance locale disparurent emmenés par les SS vers une destination inconnue, leurs corps ne furent jamais retrouvés.

10 ont pu heureusement s’en réchapper comme Albert DELACOUR de Rosay sur Lieure parmi nous jusqu’à son décès le 23 Mai 2013 à l’âge de 89 ans viennent ensuite Roland MARINO, Robert POHU, Charles ROULAND et André TELLIER de Rosay sur Lieure, Fernand SEBASTIEN de Lisors, Huguette VERHAGUE de Morte- mer, Paul DERLY de Ménesqueville, Maitre TOURAINE de Fleury la Forêt et Pierre MAILLARD de Paris.

Le 30 Août 1944 les premiers chars des forces Anglaises arrivent à LYONS LA FORET venant de LISORS notre canton est enfin libéré.

Le Souvenir des résistants de Mortemer restera gravé à jamais sur cette croix de pierre au lieu où ils furent fusillés pour rappeler aux générations qui nous succède- ront que des hommes sont morts pour la LIBERTE.

Le Général de Gaulle disait :

« Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance ne doit PAS s’éteindre et elle ne s’éteindra PAS »

Quelques soient les nuages inquiétants à l’horizon, nous resterons fidèles à l’idéal.

La Patrie, la Liberté, la France

VIVE LA FRANCE